Quand la pluie ferme les écoles, le savoir reste ouvert, TelmidTICE en première ligne

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Quand la pluie ferme les écoles, le savoir reste ouvert, TelmidTICE en première ligne

Presse scolaire

On a beau être lycéen, on comprend très vite qu’il existe des journées où l’école ne se mesure pas au nombre d’heures passées en classe, mais à la capacité de protéger des vies. Ce mardi 3 février 2026, au rythme des bulletins d’alerte de la Direction de la Météorologie Nationale annonçant de fortes précipitations dans plusieurs régions du pays, la décision de suspendre les cours dans des établissements concernés a pris un sens simple et rassurant. La sécurité d’abord. Celle des élèves, bien sûr, mais aussi celle des enseignants, des équipes administratives et de tous les usagers.

Dans les conversations entre camarades, un même constat revenait. Quand la météo se déchaîne, le trajet vers le collège ou le lycée peut devenir un risque inutile. Routes glissantes, ruissellements, crues soudaines, et parfois des quartiers qui se retrouvent isolés. Dans ce contexte, le choix du ministère de privilégier la prévention, en s’appuyant sur les recommandations des cellules de veille et sur les textes encadrant l’enseignement à distance et les mécanismes de soutien scolaire, apparaît comme une décision responsable. Pour nous, élèves journalistes, à l’Aref Fès-Meknès, c’est aussi une manière de dire que l’école marocaine apprend à gérer l’imprévu avec sérieux.

Ce qui marque encore plus, c’est que la suspension n’a pas été présentée comme une coupure. Le communiqué insiste sur une idée essentielle : l’apprentissage ne s’arrête pas parce qu’un établissement ferme temporairement ses portes. Il se poursuit autrement. C’est là que la plateforme numérique TelmidTICE prend toute sa valeur. Le ministère a rappelé que cette plateforme d’enseignement à distance reste accessible aux élèves, y compris ceux des établissements pionniers fermés, afin de renforcer la continuité des apprentissages.

Concrètement, TelmidTICE met à disposition des ressources de soutien sous forme de vidéos éducatives, validées par des inspecteurs pédagogiques et des cadres spécialisés. Cela compte, parce que dans le flot de contenus disponibles sur Internet, tout n’est pas fiable ni adapté aux programmes. Ici, l’élève retrouve un cadre, des contenus structurés, et un suivi des leçons selon une progression chronologique et hebdomadaire. C’est une différence majeure. On ne se sent pas livré à soi-même, on se sent accompagné.

(S.A.) résume ce sentiment avec des mots simples : « Quand les cours s’arrêtent à cause du temps, on a peur de perdre le rythme. Avec TelmidTICE, on garde le fil. » (T.Y.) insiste sur un autre aspect : « Le fait que ce soit organisé et indexé, ça change tout. On sait où on en est, et on sait quoi regarder. » De mon côté, j’ai surtout retenu une promesse implicite, celle d’une école qui ne dépend plus uniquement du présentiel pour exister. Une école qui continue, même quand les routes se ferment.

Le communiqué détaille aussi une dimension pratique qui parle à beaucoup de familles. L’accès aux services est ouvert à deux catégories d’utilisateurs, les enseignants via leurs comptes professionnels taalim.ma, et les élèves grâce au code Massar. Cette organisation rassure. Elle protège l’accès, elle structure l’usage, et elle montre que le numérique scolaire n’est pas un espace sans règles. Plus encore, l’annonce d’un accès gratuit aux cours vidéo sans consommation de forfait Internet, grâce au principe du Zero Rating, est une mesure qui peut réduire les inégalités. Parce que tout le monde n’a pas la même connexion, ni les mêmes moyens, ni la même facilité à suivre des cours en ligne.

(M. B.)le dit sans détour : « Ce qui est bien, c’est que même si on n’a pas beaucoup de data, on peut suivre. » Et (H.D.) ajoute : « On parle souvent d’égalité des chances. Là, on la voit dans une mesure concrète. »

Au-delà du contenu, nous voulons aussi saluer la manière. Dans ces moments où l’inquiétude circule vite, la clarté de l’information devient une forme de protection. Le fait que le ministère communique rapidement, explique la décision, précise la solution pédagogique, et partage les accès utiles, montre un sens de l’organisation qui mérite d’être souligné. En tant que presse scolaire, nous apprécions particulièrement le geste de transparence et de confiance envers les élèves journalistes. Nous tenons à remercier et à mettre en valeur le rôle de la Directrice de la communication du ministère, pour le partage des informations avec la presse scolaire, pour son soutien, et pour l’encouragement accordé à cette dynamique. Quand une institution ouvre ses données et ses explications à des lycéens qui apprennent le métier, elle forme aussi des citoyens.

Cette séquence nous laisse une conviction. La météo impose parfois l’arrêt, mais elle peut aussi révéler la solidité d’un système. Protéger les élèves sans sacrifier les apprentissages, ce n’est pas seulement gérer une urgence, c’est affirmer une vision. TelmidTICE, dans ce contexte, ne ressemble pas à une solution de dépannage. C’est un choix qui dit que l’école doit rester debout, même quand le ciel devient lourd. Et pour nous, lycéens, c’est une leçon qui dépasse le programme. C’est la preuve que l’éducation, quand elle est bien organisée, sait continuer sans mettre des vies en danger.

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