À Fès-Meknès, les élèves reporters voient dans le nouveau wali un espoir pour leur génération
Presse scolaire
Après avoir suivi, grâce à l’enregistrement intégral réalisé par leur professeur, la cérémonie d’installation du nouveau wali Khalid Aït Taleb, cinq jeunes élèves journalistes livrent leur regard. Entre attentes fortes, conscience des défis et espoir renouvelé, leur parole reflète la sensibilité d’une génération qui réclame une amélioration concrète de l’enseignement, de la santé et de l’égalité des chances dans leur région.
Nous avons regardé toute la cérémonie d’installation du nouveau wali de Fès-Meknès comme si nous y étions, grâce à la vidéo enregistrée par notre professeur. Pour nous, élèves journalistes, cette journée n’était pas seulement un événement officiel : c’était un moment où l’avenir de notre région semblait se redessiner. Depuis des mois, la génération Z à laquelle nous appartenons ne cesse de réclamer une amélioration des services de santé, une école plus équitable, des conditions d’apprentissage dignes et des infrastructures qui nous permettent de réussir. Et voilà que l’État nomme à la tête de notre région une personnalité qui connaît parfaitement ces défis : Khalid Aït Taleb, l’ancien ministre de la santé, celui qui a piloté la gestion de la crise du Covid et inspiré confiance même dans les moments les plus difficiles.
Lorsque le dahir royal a été lu, quelque chose dans la manière dont le Roi parle à “ses fidèles sujets” nous a touchés. Les mots étaient forts : “veiller aux petites comme aux grandes affaires” de la population, travailler “sans pause ni relâche”, garantir à la région “des bienfaits durables et un bonheur partagé”. Pour nous, ces phrases résonnent comme une promesse, mais aussi comme un rappel que nos attentes sont légitimes. Nous voulons une région qui avance, où l’école n’est pas un hasard et où l’hôpital n’est pas une source d’angoisse.
Le discours du ministre de l’intérieur était lui aussi impressionnant. Il rappelait que le Souverain a demandé d’accélérer la marche du “Maroc ascendant”, de changer les façons de travailler et d’adopter une vraie “culture des résultats”. Nous avons retenu surtout les chiffres : neuf hôpitaux en construction dans la région, près de 870 lits, plus de 619 centres de santé réhabilités, et 35 nouveaux établissements scolaires ouverts récemment . C’est énorme quand on pense que, dans nos propres quartiers, certains élèves devaient marcher longtemps pour trouver une école en bon état.
Ce qui nous a aussi marqué, c’est le lien entre cette cérémonie et ce que nous voyons depuis deux ans dans l’éducation. L’arrivée du nouveau directeur de l’AREF Fès-Meknès a changé beaucoup de choses : les programmes de soutien, les chantiers d’infrastructure, les internats rénovés, l’accompagnement des enseignants, l’ouverture de centres de développement artistique et de clubs scolaires. Les résultats parlent d’eux-mêmes : l’AREF est passée du 11ᵉ rang en 2023 au 6ᵉ rang en 2025. Pour nous, c’est la preuve que, quand il y a une vision et un leadership clair, les choses bougent vraiment.
Nous avons aussi voulu donner la parole à quelques élèves de notre groupe, car nous savons que la voix des jeunes est souvent oubliée dans les grands événements officiels.
Ahmed nous a dit : “Quand j’ai entendu le Roi parler de veiller sur les grandes et petites choses, j’ai senti qu’on existait vraiment. J’espère que le nouveau wali écoutera la jeunesse et ira sur le terrain.”
Aïcha, qui rêve de devenir médecin, a été marquée par le parcours du nouveau wali : “Il a dirigé des hôpitaux, il a été ministre de la santé… pour moi, ça veut dire que la région peut enfin devenir un modèle dans ce secteur. J’aimerais que les hôpitaux de Fès ressemblent à ceux qu’on voit dans les grandes villes.”
Nadia pense avant tout à l’éducation : “Quand le ministre a dit qu’il fallait réduire les inégalités entre les villes et les villages, j’ai pensé à mes cousins au Moyen Atlas. Ils ont du potentiel, mais pas les mêmes chances. J’attends du nouveau wali qu’il s’engage pour ça.”
Rhizlane est fascinée par la notion de “culture des résultats” : “C’est exactement ce que nous voulons. Pas des discours, mais des résultats. L’AREF l’a fait. Pourquoi pas toute la région ?”
Quant à Hicham, il résume sans détour ce que nous ressentons : “J’espère que cette nomination changera vraiment la région. Pas seulement dans les rapports officiels, mais dans nos vies de tous les jours.”
En écoutant ces témoignages, une idée nous revient : la nomination de Khalid Aït Taleb arrive au bon moment, presque comme une réponse aux manifestations pacifiques de jeunes qui, ces derniers mois, ont fait entendre leur voix pour défendre l’école publique et un système de santé plus humain. Nous ne demandons pas des miracles. Nous demandons simplement que les promesses deviennent réalités, que les projets ne restent pas sur le papier, que les jeunes aient la place qu’ils méritent dans le Maroc de demain.
Aujourd’hui, nous avons vu un wali expérimenté prendre ses fonctions. Demain, nous voulons voir une région transformée. Et si l’on en croit les mots du dahir royal, les engagements du ministre et les ambitions du pays, cette transformation n’est plus un rêve : elle commence maintenant.
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