Victoire diplomatique, émotion populaire : les jeunes reporters de l’AREF Fès-Meknès au cœur de l’événement

 0
Victoire diplomatique, émotion populaire : les jeunes reporters de l’AREF Fès-Meknès au cœur de l’événement

Dans les rues de Fès-Meknès, ce vendredi 31 octobre 2025, les drapeaux rouges flottaient au rythme des klaxons et des chants patriotiques. Parmi les milliers de citoyens sortis célébrer la consécration du plan marocain d’autonomie par l’ONU, des regards brillants se distinguaient : ceux des élèves-reporters de Pressescolaire, témoins privilégiés d’un moment où l’histoire s’est écrite au cœur des enfants.

Les images resteront gravées longtemps dans les esprits. Au lendemain du vote historique du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a approuvé le plan d’autonomie marocain à une majorité de 11 voix, avec trois abstentions et l’absence remarquée de l’Algérie, les rues de Fès-Meknès se sont transformées en fleuve humain de joie et de patriotisme. Et au milieu des familles, des jeunes, des anciens combattants et des mères serrant le drapeau contre leur cœur, se trouvaient de petits visages rayonnants, un carnet dans une main, un téléphone dans l’autre : les élèves-journalistes de la plateforme Pressescolaire.

Ils observaient tout, avec leur innocence sérieuse de futurs grands reporters. Ahmed, 14 ans, avançait au milieu des klaxons, notant chaque détail. « On a toujours appris à l’école que la patrie est précieuse, mais aujourd’hui je la sens dans mon cœur », confia-t-il, essuyant d’un geste timide la buée qui recouvrait l’objectif de son téléphone. À côté de lui, Aya, 11 ans, brandissait un petit drapeau presque aussi grand qu’elle : « Le Maroc a gagné parce que nous avions toujours raison. La Sahara est à nous, c’est normal que le monde le sache maintenant », dit-elle d’une voix tremblante d’émotion.

Dans les avenues de Fès, les klaxons formaient un hymne improvisé. Les enfants avançaient parmi les voitures décorées, enregistrant, photographiant, posant des questions avec une candeur désarmante. « Pourquoi vous êtes heureux ? », demande Aicha, 12 ans, à un père de famille dont les yeux brillaient autant que ceux de son fils. Il lui répond doucement : « Parce qu’on ne gagne pas toujours avec les armes. Parfois on gagne avec la justice et la patience. Et c’est ce que ton pays vient de faire. »

Maha, 13 ans, prend des notes, le regard concentré. « Notre maîtresse nous a toujours dit de croire en notre pays. Aujourd’hui je comprends ce que ça veut dire », murmure-t-elle. À ses côtés, Youssef filme la foule qui scande l’hymne national : « Je vais faire un reportage. Je veux que mes camarades sachent que la victoire, ça se vit comme ça : ensemble. » Quant à Asmae, 12 ans, elle résume en une phrase que seuls les enfants savent formuler avec une telle vérité : « On ne peut pas aimer l’école si on n’aime pas la patrie. L’école nous a appris à aimer le Maroc, et aujourd’hui le Maroc nous rend fiers. »

Leur mission est simple mais essentielle : raconter. Non pas avec des statistiques, ni avec des analyses politiques, mais avec les yeux et le cœur de ceux qui construiront le Maroc de demain. Car derrière leurs sourires, il y avait cette certitude que leur pays avait franchi une étape décisive ; et que l’école, leurs professeurs, leurs clubs de presse, avaient planté en eux la graine du patriotisme réfléchi, celui qui ne hurle pas seulement sa fierté, mais la comprend.

Lorsque la nuit est tombée sur Fès-Meknès, les élèves-reporters ont rangé leurs micros imaginaires, leurs carnets griffonnés, leurs téléphones saturés d’images de drapeaux et de rires. Ils sont rentrés chez eux, fatigués, la voix cassée, mais avec une conviction nouvelle : ils venaient de vivre leur première page d’histoire. Et surtout, ils l’avaient racontée.

Parce qu’au Maroc, ce jour-là, ce n’étaient pas seulement les institutions qui ont gagné. C’étaient aussi des enfants, des élèves, des apprentis journalistes, qui ont compris que le patriotisme se nourrit à l’école, et se vit, un jour comme celui-ci, dans la rue, dans le cœur et dans la mémoire d’un peuple uni.

Par l’équipe des élèves-reporters de Pressescolaire Région Fès-Meknès

Quelle est votre réaction?

Comme Comme 1
Aversion Aversion 0
Amour Amour 0
Drôle Drôle 0
En colère En colère 0
Triste Triste 0
Ouah Ouah 1